PRESSE


Interview de Dominique Regnier
par Jeane-Marie Serodes de Coulisses de l’Arts,
Radio RVB 96.3

Un atelier-boutique de sculptures vient d’ouvrir place La Nau,l’atelier où règne sans partage la femme.

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Dominique Regnier et Odile Sergent dans leur atelier

Dominique Régnier et Odile Sergent, sculpteurs, ne sont pas inconnus dans la ville puisque, l’été dernier ils exposaient leurs oeuvres dans l’ancienne boutique de primeurs sur le boulevard Louis-Jean Malvy.

Désormais, ils accueillent le public dans leur conviviale échoppe de la place de la Nau où ils viennent de s’installer et leurs sculptures, de fine facture, sont un éternel hymne à la femme. En marbre, en bronze ou en bois, vêtues de délicates dentelles ciselées et lasurées, elles offrent au regard leurs courbes voluptueuses ou leurs silhouettes élancées.

Dominique Régnier est autodidacte. Venu de région parisienne où il était photographe dans la publicité industrielle pour l’automobile, il s’est lancé, voilà 10 ans et par loisir, dans la sculpture... de femmes.

"C’est toujours une histoire de carrosserie !" reconnaît-il, fort à l’aise dans cette activité.

Dominique Regnier et Odile Sergent dans leur atelier

PIERRE DE CARENNAC...

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Dominique Régnier anime ses supports au gré des courbes du corps féminin.

Il travaille diverses essences de bois fruitiers(noyer, frêne, houx, merisier, tilleul,if et ébène) et les marbres. Ses pierres proviennent des Pyrénées, de la Montagne noire et des carrières de Carennac.

"La pierre calcaire de Carennac est tendre mais compacte,avec un grain très fin qui permet de la polir, explique le sculpteur. C’est en enseignant la sculpture qu’il a rencontré Odile Sergent, devenue depuis son épouse. L’élève a suivi le maître...

ET OS D’AGNEAU DU QUERCY

Ancienne maquettiste de presse d’entreprise, Odile travaille les corps de femme elle aussi, de petits modèles sculptés dans le bronze qu’elle patine ensuite dans son atelier au fond de la boutique. Des modelages en cire et des moules en plâtres au bronze coulé sous vide, naissent entre ses doigts de fines silhouettes féminines.

Elle cisèle également bagues et pendentifs en os et le résultat donne de délicats bijoux qu’il est intéressant d’aller admirer sur place où elle explique avec enthousiasme son travail.

La Dépêche du Midi,16 juin 2005

Portrait. Dominique Régnier travaille la pierre et le bois, inspiré par l’érotisme féminin.

Et Dominique sculpta la femme

Dominique Régnier a commencé sa vie d’artiste en temps que photogra­phe à Paris. Vingt ans de clichés dans la publicité industrielle. Quelques dimanches pluvieux, il s’est vu accompagner une amie peintre au marché des artistes, de longues journées d’ennui qui l’on amené à se dire, pourquoi ne viendrais-je pas exposer moi même ? », et sa première sculp­ture s’est tout de suite vendue. Sur le lieu d’exposition, il a rencontré un sculpteur de Carennac qui l’a invité à découvrir le Lot pour des vacances. Charmé, Il s’est installé, d’abord à Saint-Denis, puis à Souillac.

Dominique Régnier anime ses supports au gré des courbes du corps féminin.
INSPIRÉ DÈS LE DÉPART PAR L’EROTISME

La sculpture est devenue la reconversion de DOMINIQUE. Et depuis toujours, la femme et son érotisme ont été l’unique thème de ses oeuvres. C’est un sujet très courant chez les artistes,l’érotisme et la plastique féminine m’inspirent,et les gens semblent regarder avant tout la beauté de l’objet, sans ressentir de gène au­cune à s’attarder sur un pubis ou un clitoris parfaitement sculpté dans la pierre, tout droit sortis de son imagination, parfois inspirés de photos. Peut-être avez-vous eu l’occasion cet été d’être interpellé par ces surprenantes représenta­tions sur le boulevard Louis-Jean Malvy ?

Aujourd’hui, Dominique travaille avec sa femme, Odile Sergent, qui, elle, moule des bronzes dans l’atelier de son domicile. Un local peu pratique vu les matériaux utilisés. Il souhaiterait installer ses outils dans un espace adéquat,et continuer de produire près de trente pièces par an dans de meilleures conditions.

Cet art et ce travail reconnus et admirés lui valent une place d’in­vité d’honneur, aujourd’hui même, au vernissage du quinzième florilège des arts à Saint-Jean, dans la banlieue toulousaine. Il prépare également une exposition à Lille. Il est indispensable, quand on exerce ce genre de métier, de se déplacer. ll faut se faire connaître et montrer ses sculptures le plus possible », explique l’artiste. A Souillac, on peut pour l’instant admirer la femme dans son plus simple appareil, à l’atelier des Marjaudes.

La Dépêche du Midi, 5 novembre 2004

SAINT-DENIS-PRÈS-MARTEL : Le village perd sa Marteline.

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Dominique Régnier quitte Saint Denis en emportant sa Marteline.

Après quatre années passées à l’ombre de la gare de Saint-Denis, Dominique Régnier, sculpteur, quitte le village en emportant sa Marteline.
La Marteline orne, depuis plus de deux ans, la cour de l’atelier de Dominique Régnier. Cette sculpture de femme en pied est sa créature, son oeuvre, sa musc, sa Lolita. On aime ou on n’aime pas mais il est sûr qu’elle ne laisse pas indifférent, tout comme son créateur Dominique Régnier.
L’artiste est arrivé à Saint-Denisprès-Martel en décembre 1998. C’est un enfant de la région parisienne qui a commencé sa carrière professionnelle à Renault Billancourt en qualité de dessinateur industriel. Les châssis et les carrosseries qu’il dessinait le laissaient de marbre... A 25 ans, il vient à bout de sa première sculpture qui est très vite rejointe par d’autres. Et depuis 1998, il se consacre exclusivement à cet art.
Les oeuvres de Dominique Régnier sont figuratives et l’objet de ses attentions, le corps de la femme. Aucune partie du corps féminin ne le laisse indifférent, la gestuelle de ses sculptures se fait tendre ou carrément coquine. Un ami photoraphe écrira "les Femmes sculptures de Dominique Régnier nous accrochent le regard comme le ferait la porte entrouverte d’une chambre d’amants. La main ne peut s’empêcher de se poser sur leurs courbes minérales aux couleurs étonnantes". L’artiste affectionne le bois, le marbre ou la serpentine. "L’aspect brut de la matière à sculpter me guide dans le choix du thème" commente le sculpteur. "Une marbrure, une forme, une veine dans le bois, une couleur m’aident à découvrir la sculpture qui attendait...".

Dominique Régnier quitte Saint Denis en emportant sa Marteline.
Aujourd’hui, son atelier de SaintDenis est devenu très exiguë. Avec Odile sa compagne, modeleur et sculpteur, ils rejoignent Souillac. Dès l’aménagement de son nouvel atelier, Dominique Régnier recevra les visiteurs curieux de son art. Il expose régulièrement à Paris et tous les étés à Carennac.
A LA TOUR GRISE "L’INTIMITE DES FEMMES"
Dominique Régnier voue un culte sans bornes à la femme.

Obsédé ? Peut-être un peu. Fétichiste ? « Ah non, réfute Dominique Régnier qui expose à la tour Grise jusqu’au 14 septembre. C’est plutôt un clin d’oeil plus que du fétichisme. J’aime bien les dessous féminins mais seulement quand ils sont garnis ». Installé dans un atelier du Bois d’Arcy et ami du peintre sculpteur Alain Marol qui le précède à la tour Grise, Dominique Régnier voue un culte sans bornes à la femme. Aux femmes dans ce qu’elles recèlent de plus intime, de plus mystérieux : leur nudité. Ses sculptures, taillées dans la pierre de Senlis, la serpentine, le marbre, le bois, l’ébène, le cerisier, le buis et le pommier, ne se lassent pas d’évoquer des corps féminins dont la sensualité renvoie à celle des hétaïres.

En 1976, lors d’un voyage en vacances, Dominique, par ailleurs photographe indépendant dans le domaine de la publicité industrielle, s’inscrit dans un cours de sculpture. Mais le déclic s’opère en 1995. Depuis deux ans, en effet, le sculpteur engrange exposition sur exposition avec une même frénésie. « Mes pièces se vendent mais dans un marché malade », accorde-t-il sceptique. Mais « malade », aussi, celui qui n’irait pas découvrir cette exposition qui vante la générosité des courtisanes.

La Dépêche – Septembre 1997

LA TOUR GRISE : LES NUS DE DOMINIQUE REGNIER
Dominique Régnier : « Je ne trouve pas autre chose qui m’inspire plus que les corps de femmes, particulièrement riches », C’est un artiste visiblement doué qu’accueille jusqu’à ce week-end la Tour grise à Verneuil-sur-Avre : Dominique Régnier, vivant à Bois-d’Arcy dans la région parisienne.

En effet, ne travaillant la sculpture sur bois ou sur pierre que depuis deux ans, il est arrivé à un savoir-faire que ne manquent pas de souligner ses pairs.

Sa spécialité : les nus. « Je ne trouve pas autre chose qui m’inspire plus que les corps de femmes, particulièrement riches », commente-t-il, leur donnant forme sur le marbre ou l’ébène.

Jeune sculpteur à 46 ans, Dominique Régnier est aussi un photographe averti. « Quand j’ai commencé la photo, c’était par passion. Et, devenu professionnel, j’ai fait de plus en plus de commandes, c’est-à-dire plus forcément ce qui me plaisait », indique-t-il.

C’est donc selon lui pour « retrouver un véritable centre d’intérêt artistique » qu’il s’est lancé dans d’autres formes d’expression : la peinture et, donc, la sculpture, deux domaines qu’il avait déjà abordé.

A la Tour grise, l’artiste présente une vingtaine de toiles et autant de sculptures, sculptures qu’il privilégie de plus en plus face aux huiles et autres pastels.

Multipliant les expositions depuis deux ans, Dominique Régnier a notamment pu être apprécié à Bois-d’Arcy, Dinard, Saint-Cyr-l’École ou encore à plusieurs reprises à Paris.

Et qu’on se le dise : En ce qui concerne la sculpture, « Je ne travaillerai jamais sur commande, mais toujours par passion », promet-il.

Le réveil Normand – Septembre 1997

DOMINIQUE RÉGNIER À L’ESPACE SAINT-LAURENT.
DES SCULPTURES FEMININES TRES SENSUELLES.

Nouvelle exposition à l’Espace Saint-Laurent. Depuis la semaine dernière, Dominique Régnier y a installé quarante et une sculptures dont six réalisées par son épouse, Odile Sergent.

L’artiste installé actuellement dans le Lot connaît Verneuil puisqu’il a déjà exposé en septembre 1997 à la Tour Grise. "J’avais repéré, à l’époque, l’Espace St-Laurent et je m’étais promis d’y venir exposer mes ouvres tarit l’endroit me paraissait superbe de par son, architecture et sa lumière", justifiait-il, samedi, lors du vernissage.

De son côté Françoise Ayrault, maire adjointe à la culture, évoquait le parcours original de Dominique Régnier

Après avoir suivi ses études dans l’enseignement technique, il est entré en 1971 à la régie Renault, comme dessinateur industriel. En 1980, il change de cap et devient photographe au Service Presse, toujours à la Régie Renault, et à la suite d’un licenciement économique, il s’installe comme photographe indépendant de la publicité industrielle.

Il a réalisé sa première sculpture en 1976 puis une seconde en 1985 et une troisième en 1993.

Un professionnel
À partir de 1995, ses occupations professionnelles lui laissant beaucoup de temps libre, il s’est davantage adonné à sa passion et ne comptant plus ses oeuvres, il a décidé, en 1998, de s’y consacrer exclusivement. Il participe dès cette époque à de nombreux salons, notamment en région parisienne, dans les Yvelines.

Dominique Régnier travaille différents matériaux : la pierre comme le marbre, le calcaire et la serpentine, et toutes sortes de bois comme l’ébène, le poirier, le houx, le noyer, le tilleul, le platane, le chêne, le merisier et le sycomore. Le résultat est remarquable.

Fasciné par la beauté plastique de la femme, Dominique Régnier restitue à merveille dans ses oeuvres la sensualité féminine.

Conclusion de Françoise Ayrault : "je vous invite à admirer ses femmes-sculptures aux couleurs étonnantes, aux postures parfois tendres qui appellent le regard et à vous risquer à les caresser puis à laisser aller voire imagination ".

Le réveil Normand – 12 septembre 2001

ESPACE SAINT-LAURENT,
DOMINIQUE REGNIER OU LA SENSUALITE DES FEMMES.

Le nom de Dominique Régnier n’est sans doute pas inconnu au bon nombre d’amateurs d’art de la région. Ce grand sculpteur a déjà fait ses premiers pas dans le inonde culturel de Verneuil. En 1997, Dominique Régnier avait exposé ses oeuvres de marbre ou (le bois à la Tour Grise.

Aujourd’hui, c’est l’Espace Saint-Laurent que l’artiste envahi de sa nouvelle collection jusqu’au 30 septembre prochain. « Lors de mon premier passage à Verneuil j’avais découvert l’Espace Saint-Laurent et j’espérais vraiment pouvoir le remplir un jour Cet un endroit exceptionnel pour son cadre et sa lumière » confie Dominique Régnier. « C’est avec beaucoup de plaisir que nous accueillons à l’Espace Saint-Laurent le grand sculpteur. Dominique Régnier. Un nom qui n’est pas inconnu pour les Vernoliens puisqu’il a déjà présenté ses oeuvres à la Tour Grise, en 1997 » déclare Françoise Ayrault, maire adjoint, responsable de la commission culturelle.

Sensualité toujours...
« Cette exposition est toute nouvelle et il n’y a que des femmes. En fait, je suis complètement fasciné par la plastique, les courbes, la sensualité et la grâce que dégage le corps des femmes » explique le sculpteur au parcours original et exemplaire. De la pierre au marbre, du calcaire à la serpentine en passant par le poirier, le houx, le noyer, le tilleul, le platane et autres bois... le corps de la femme est entièrement sculpté dans toute sa sensualité.

Avec leur peau de marbre rose, leurs reins creusés, leurs gestes tendres ou provocants. Les quarante et une femmes de Dominique Régnier accrochent le regard du public et les mains ne peuvent s’empêcher de se poser sur les courbes minérales aux couleurs étonnantes.

L’imagination fait le reste...

La Dépêche – 13 septembre 2001

"LES CHEVALETS MIS A NU"
Salle des Dames, exposition des Chevalets de Souillac sur le thème du nu.

La salle des Dames porte bien son nom. Cette fois, les Chevalets de Souillac ont pris le nu pour thème d’exposition. Le nu académique, base classique du dessin et de la peinture.

C’est un homme, Dominique Régnier, artiste installé à Saint Denis Les Martel, qui est au centre de l’exposition. Il montre une vingtaine de sculptures en bois, pierre ou marbre. Sur l’unique thème de l’éternel féminin. Car il ne réalise depuis six ans que des oeuvres représentant des femmes, plus ou moins habillées. N Je suis un monomaniaque », sourit-il. Auparavant photographe, son dada, c’était les clichés d’automobiles. J’ai changé de carrosserie », plaisante-t-il. » A ma façon, je rends un hommage aux femmes. A travers mes sculptures, elles sont sublimées, sensuelles sans être pornographiques ».

Ses sculptures sont entourées de dessins et de peintures d’autres artistes. Des artistes femmes. Marie-Claude Ramos expose des sanguines et des huiles sur papier, dont un diptyque un couple face à face, corps à corps sans visages. Danielle Kleczewski montre le nu sous un côté taquin : tel une plage nudiste vu du ciel. Laurane expose ses dessins, qui mélangé au travail de Jacques Rouby, penchent vers la philosophie. Madeleine Barre a ressorti d’anciens croquis académiques des années 50 et 60. Quant à Frédérique Lagier, cette employée de Pivaudran a suivi les cours des Beaux-Arts à Limoges pendant trois ans. Elle en a gardé des sculptures en latex, moulées sur des corps, accrochées au mur. Ainsi que des oeuvres plus récentes : elle continue de dessiner à l’encre de Chine ou au pastel gras, et réalise des aquarelles. Des corps sans pied ni tête, tout en volume, qui se rapprochent de la sculpture : « J’aime dessiner des modèles vivants, plutôt qu’un pot de fleur. Des femmes qui posent devant moi quelques minutes et qu’il faut croquer rapidement ». Et qui font des œuvres qui se regardent à l’oeil... nu.

La Dépêche – 25 octobre 2001

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