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Alice’s
au pays sans merveille
Alice
et les femmes modernes
A travers Alice’s au pays sans merveille
mis en scène par Stéphanie Chaudesaigues, parodie du conte
de Lewis Caroll, les textes de Dario Fo, célèbre acteur,
écrivain et metteur en scène italien, dénoncent sur
le ton de l’humour, parfois grinçant et dérangeant,
la condition de la femme moderne. Sur scène quatre comédiennes,
quatre Alice's, forment un petit quatuor bien décidé à
prendre la parole sans vergogne avec leur langue complice et bien pendue
pleine d'humour et de sarcasmes. elles nous dévoilent leur intimité,
leur peur, leur solitude, leurs rêves, leur vie...
(...)
Une vision très moderne et volontairement provocante de la femme.
Le Bien Public (février 2007)
La
condition féminine, preuve par quatre
Une performance d’actrices émouvantes, dérangeante,
désopilante et parfois à la lisière du malaise.
Le Bien Public (mars 2007) |
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Zaad
von satan
«
Graine de Satan », sacrée sorcière
La Musique municipale, dirigée par Thierry Weber,
innovait pour son traditionnel concert de Sainte-Cécile : à
l'affiche, Graine de Satan, comédie musicale pour solistes,
choeur et orchestre. Plus de deux mille personnes y auront assisté,
samedi et dimanche, au complexe Louis Curel. (...) C'est la première
fois que la composition du hollandais Bert Appermont était interprétée
en France. (...) La mise en scène était signée Stéphanie
Chaudesaigues qui a déjà travaillé pour de grands
spectacles culturels donnés à Chenôve. (...) |
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Les
songes-creux
"Les
Songe - Creux" de Christophe Garcia et Stéphanie Chaudesaigues
: on croit rêver...
Il y a des spectacles qui sont des petits cadeaux ; des
petites attentions qu’une personne un peu lointaine aurait pour
vous…par gentillesse, par tendresse… « Les songe-creux
», chorégraphié par Christophe Garcia et mise en scène
par Stéphanie Chaudesaigues est de ceux là. (…)
Programmé à la Friche Belle de Mai dans le cadre des «
Soirées de rêves » organisées par le Ballet
d’Europe de Jean-Charles Gil, « Les Songe-Creux » est
un bien joli rêve. Six danseurs – comédiens sont sur
scène, aux accents franco – québécois. On pourrait
croire à une famille (un peu déjantée certes…comme
beaucoup de familles d’ailleurs !), à un groupe d’amis
ou d’exclus de la société. Ils ont tous en commun
d’avoir des rêves, d’y croire encore malgré la
cruauté d’un corps qui ne l’entend pas de cette oreille,
malgré les difficultés de communication…Ces six personnages
forment un tout qui pourrait être à notre image à
un moment ou un autre de notre vie. Le texte est beau, fait de petites
phrases métaphoriques, joliment mises en mouvement par une chorégraphie
légère comme un rêve éveillé ! Le dernier
solo d’une femme vêtue de noir, à l’image de
nos peurs, de nos rigidités, est d’une beauté époustouflante...
Tadorne,
le blog du spectacle vivant
http://www.festivalier.net/article-1456537.html
La
Parenthèse : songe-creux aux coeurs pleins
(…)
Une complicité s’amorce entre nous et ces quatre femmes et
deux hommes, qui s’étirent vers le haut, cherchent à
attraper quelque chose. Ils se séparent parfois, chacun dans son
chez-soi, petit, son territoire.
.Ils ont presque tous un sourire émouvant, leurs yeux pourraient
pleurer en même temps, il resterait sourire.
Puis ils parlent, un par un, avec des mots simples qui leur semblent chers.
Ils ont du plaisir à dire, à répéter ces mots.
Chacun fait part de son rêve, de son anecdote, comme un flash-back
avant le grand sommeil. Ils partagent ça, avec leur voix mais aussi
avec leur corps, étriqué ou rond, plein de langueur ou d’une
énergie gourmande. Régulièrement, ils se retrouvent,
intègrent le songe de celui qui est au centre comme pour un rituel,
pour une danse. Ce regroupement ne se produit, ne se déroule, ne
se termine jamais vraiment quand on l’attend. Il est humain. Seul
un des six personnages regarde de l’extérieur les autres
rêver sans tabou. Jusqu’au moment où, enfin seule,
la mère muette nous livre en lutant contre une sorte de pudeur,
de refus, son désir enfoui. La danse est belle, puissante et pleine
de sens.Loin des vaines et répandues tentatives électroniques
de la danse contemporaine, la parenthèse fait le pari d’une
danse populaire et incarnée. Du théâtre, elle prend
les personnages avec leurs êtres et leur voix. Et le travail des
danseurs sur ce plan représente un véritable pied de nez
involontaire à nombre de comédiens. La création grouille
de désirs personnels, les décors et les costumes de fantaisies
biens senties, des petit cadeaux offerts au public. Le tout est servi
par une troupe qui fait son travail de création avec une générosité
et une simplicité palpables sur la scène.
www.agenda-culturel.com
Les rêveurs
Invitée par la Cie HautnaH à Chenôve,
la Parenthèse est une compagnie québéco-marseillaise
qui associe danse contemporaine et théâtre en s'inspirant
du métissage culturel de ses danseurs.
Étonnamment le spectacle commence dès l'entrée en
salle, quand les comédiens jouent ce que l'on aurait pu voir dans
un grand théâtre parisien au début du siècle
: toute une équipe d'employés en tenue des années
vingt, s'affairant avant que les trois coups ne soient frappés.
Et puis on plonge dans les Songe-Creux par un clair-obscur plutôt
lugubre. La pièce mi-absurde mi-abstraite évoque tous les
complexes désormais bien cernés de notre époque,
à savoir celui d'être trop gros, celui de mal vieillir, la
hantise d'échouer. (...) Étouffés par des codes,
écrasés par leur environnement, (les personnages) trouvent
des portes de sortie quand ils frôlent le délire hystérique.
Avant de trouver leur salut dans une vie imaginaire, un personnage inventé
qu'ils enfilent au fur et à mesure qu'ils se travestissent.
D'une masse informe, les personnages sortent et se réalisent pour
replonger dans le groupe.
La création est bien dans l'air du temps, drôle et décalée.
(...)
Marion Chevassus
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